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jeudi 2 mars 2017

Birmanie 2 eme voyage.


Une autre Birmanie!

J’ai enfin trouvé la Birmanie que je souhaitais découvrir, celle décrite par mes amis.
 
Arrivée le dimanche 28 mai 2006 à Yangon, 19h30, je passe fièrement devant le bureau de change, évidemment sans m’arrêter. Je retrouve la guesthouse « Okinawa », je suis déjà un habitué.

Le lendemain matin sans perdre de temps je m’empresse de changer des baths thaïlandais, je réserve les $ us pour payer les billets d’avion, de plus le stock de $ sur le voilier diminue et il n’y a qu’au Cambodge que l’on délivre ces précieux billets au lieu de la monnaie locale.
Grande discussion sur le taux de change, le dollar : 1250 kiats, l’euro : 1400 et je parviens à décrocher 30,6 kiats pour 1 bath.

Je définis l’itinéraire avec la secrétaire de l’agence de voyage et commande les billets, 4 vols pour 350 $. Marché conclu, rendez-vous pris pour 14h afin de récupérer les billets.

J’étais à peine à 30 mètres de l’agence que l’employé me rejoint :
« Come back, come back! Problem! (revenez, revenez, problème).

J’imaginais bien qu’il y aurait encore des anecdotes à tapoter sur le clavier.

« Le billet pour aller à Puta O, pas possible, zone interdite aux étrangers, il faut une autorisation du gouvernement. Allez demander des informations au Ministère du tourisme. »

Eh voilà !!! Nous y sommes.

Aucune autorisation pour aller seul à Puta-O, il faut prendre un guide désigné par le gouv. Donc je dois prendre un « package » guide, hôtel, itinéraire … Et cinq jours de délais pour peut-être l’obtenir, le plus important de la farce est le prix dudit package : 990 $ us.

Moins de 24h que je suis arrivé et je commence à ressentir les prémices de la colèrasse.

Avant de partir ma fille m’a fait promettre de rester « Zen ! »
De plus, lorsque l'on voyage en Asie, il faut savoir, principalement en Birmanie et au Cambodge, que les employés sont blessés par les reproches et doléances, même si ceux-ci sont adressés à leur patron, ce sont eux qui les reçoivent et ils se sentent personnellement responsable.
 
Ok ; mais avec l'employé du ministère du tourisme qui affichait un large sourire voyant déjà arriver les $ :
 
« Chère Madame, distinguée commissaire du gouvernement d’enfoirés, le Capitaine vous suggère de conserver votre package et de l’utiliser … éventuellement comme cataplasme ou autre selon votre désir le plus intime! Suis-je Zen?

Je décolle le mardi 30 pour le Nord, direction Myitkyina, ville situé à 300 kilomètres environ au Sud de Puta-O qui est un cul de sac.

Un mot sur cette ville interdite. C’est un petit bourg de l'extrême Nord de la Birmanie, niché au pied de l'Himalaya, habitat très dispersé de petits chalets de bois. La frontière chinoise se trouve à 8 jours de marche (pas de route). La population appartient à l’ethnie Kachin, mais avec des origines souvent différentes (chinoises, tibétaines, et mongoles). Bref, je ne peux pas y aller, je le regrette comme le jouet convoité et inaccessible, ok je ne vous ennuie plus avec!

Me voici  tout de même dans le Nord de la Birmanie, au sein de la province Kachin.

La ville de Myitkyina compte environ 10000 habitants et possède un aéroport, une auberge de jeunesse et 3 hôtels. J’opte pour le Pantsung après avoir négocié le prix de la chambre de 15 $ à 12 $ petits déjeuners compris (ici moins bien et plus cher qu'a Yangon). Je paie en kiats, et le change passe à 1400 au lieu de 1250.
L’immeuble aurait besoin d’un ravalement, de plus il est tristounet avec architecture : parallélépipède en béton, mais c’est le luxe!, air conditionné, ventilateur, réfrigérateur et TV câble qui offre 4 chaînes : Tv Myanmar, une qui diffuse des films thaïlandais où la censure a laissé 4 bises érotiques, une aventure et découverte et la chaîne anglaise BBC word.
Plusieurs marchés très colorés et animés permettent de côtoyer les multiples minorités qui peuplent la région. Lisu, Gurkha, Rawan ou Lishaw.










Peu de pagodes, ici de nombreuses religions sont présentes, baptistes et catholiques sont majoritaires, musulman, bouddhistes (bien sûr) et même témoin de Jehova.


Au super marché les prix sont affiches en kiats, la caisse enregistreuse donne un ticket avec un total en monnaie chinoise lequel est multiplié par un coefficient (1,63) qui finalement indique le prix à payer en kiats, quel est l’intérêt de cette manipulation ?

Le lendemain je prends un tuk tuk en direction la naissance de l’Ayeyarwaddy. Ce fleuve a la particularité de ne pas avoir de source. Son origine se situe au confluent des deux rivières Mali Hka et Nmai Hka.





J’ai hésité sur le choix du moyen de transport, il eût été préférable que je suive mon intuition première, et que je prenne le bus, plus exactement le camion bus. L’état de la route est pour le moins catastrophique à tel point que je conseillais plusieurs fois à mon chauffeur de tuk tuk de rouler dans les champs bordant la piste. Je signale au passage que l'on roule à droite en Birmanie.
Apres 3h 30 de voyage chaotique, j’aperçois non loin le stupa qui se situe au confluent, but de l’excursion. Quelques kilomètres de plus et le chauffeur stoppe devant une rivière, du moins je le pensais. Je remarque des poteaux électriques qui traversent ladite rivière, l’eau était peine à 1m des fils.

Nous sommes au début de la saison des pluies, la route est inondée, submergée. Deux barques assurent le transbordement et impossible d’embarquer le tuk tuk, les camions bus font un détour par une autre route qui est impraticable pour l’engin à trois roues. Les solutions sont simples, soit barque et 6 Km à pied aller, soit demi-tour.

D’un commun accord nous choisissons la seconde. Le retour par une autre route me permet de découvrir plusieurs villages et d’aborder les villageois Kachin, qui débordent de gentillesse. Nous sommes, je l’ai déjà précisé au début de la mousson de Sud-Ouest et le soleil ne fait ici que de très rares apparitions, les photos ne seront pas contrastées.
 
Il faut que je raconte celle-ci :

Apres avoir copieusement dîné dans un restaurant indien, je décide d'aller dans un restaurant bar ou la bière est servi à la pression. Il est 20h30 environ et pas d'éclairage dans les rues, je marchais en essayant de deviner les "nids de poules" dispersés sur la  chaussée. Quelques phares des rares voitures ou mobylettes éclairaient de temps de temps cette rue, je remarque une silhouette qui vient à ma rencontre. Les hommes portant le sarong, bien difficile de déterminer qui arrive. Un phare bienvenu m'aide: c'est une femme. Je continue ma route très occupé par les trous en pensant protéger mes chevilles d'une entorse.
La brave (je pense) femme était maintenant à une dizaine de mètres, je distingue dans cette profonde obscurité un trou plus important que les autres et je fais un grand pas à droite pour l'éviter, la nana croyant que je fonçais sur elle détale aussi vite qu'un départ du 100m aux jeux Olympique, en hurlant. Comprenant la situation, j'éclate de rire, voilà le Capitaine pris pour un satire.
Pour que cette femme ait eu cette réaction c'est certainement que de temps en temps la nuit dans les rues sombres elles doivent subir les caresses impromptues de males en manque de tendresse
 
 Pour aller à Kyaing Tong, situé à  l'Est de la Birmanie, je suis obligé de faire un transit par Mandalay, les horaires des avions m'obligent à dormir une nuit dans cette très belle ville, touristique certes, mais sympathique. Je retrouve quelques amis qui sont heureux de me revoir et qui regrettent que je ne reste qu'une journée.  
 
Une précision au sujet des facilités de visites et permissions en Birmanie actuellement. Lors de mon premier voyage, des Birmans et des randonneurs étrangers m’avaient assuré que l’on pouvait aller n’ importe où maintenant. Il n’en est rien, après Puta-O, j’ai appris que la ville de Mogok située dans la vallée des rubis est absolument interdite aux étrangers.

Dans l’avion pour Kyaing Tong, un jeune suisse me dit avoir lu et entendu que l’on ne peut aller à Mong La située à 55 miles (88,5 Km) au Nord de Kyaing Tong à la frontière chinoise.
Arrivé à l’aéroport de Kyiaing Tong je demande à l’officier d’immigration qui me rassure sur ce point, je suis d’accord et vous pouvez y aller sans permission signée.
A la sortie de l'aéroport un garçon tient une pancarte avec en énormes caractères : mon nom! Qu'ai-je encore fait?
Hi Sir I'm your guide. (Salut Monsieur, je suis votre guide).

Ok, merci mais je n'ai pas de guide et je n'en veux pas.

 Le chauffeur de tuk tuk m'accompagne dans une guesthouse correcte pour 8$ la nuit. Avant de partir, en n'oubliant pas de me demander si j'avais encore besoin de ses services, il me dit :"Quelle est ta religion?"
Constatant ma surprise, il enchaîne:
- Je suis témoin de jehova.
- Félicitations, lui dis je, chacun son truck.
-De quel pays êtes-vous? France? Ok page 32 et il me fait lire cette page, écrite en excellent français, qui expliquait à peu près ceci :
Nous serons mieux au paradis, il n'y a pas de malheureux, que du bonheur, enfin nous aurons une vie heureuse pleine d'amour ...
Je réplique:
- Tu comptes y aller quand? Tu devrais faire lire ce passage à ton dictateur de Than Shwe, il peut aller y faire un tour le plus vite possible et surtout qu'il y reste, c'est a dire qu'il  ne ressuscite pas.
J'abandonnais mon chauffeur en me promettant surtout de ne pas le prendre une nouvelle fois.
 
Par cette ville transitent toutes les marchandises en rapport avec les échanges commerciaux entre la Thaïlande et la Chine.
 
Je propose à un jeune motocycliste de faire tous les villages autour de Kyaing Tong. Je découvre toutes les ethnies, autant de traditions et de coutumes.
 
Nous sommes dans un village Akha, je fais remarquer à moconducteur de cyclo qu'il y a beaucoup plus de chiens ici qu'ailleurs, bien sûr  me dit-il  :
-ils les mangent!
-Mais ils ne croient donc pas à la réincarnation.
- peut-être mais à coup sûr  ils ne pensent pas être réincarnés en chien.
Nous continuons notre balade et je découvre les sources d'eau chaude, avec une forte odeur de soufre, impossible de mettre la main sans se brûler, la température est proche des 100 degrés.
-Cher camarade chauffeur, es-tu d'accord pour aller demain à Mong La ?
-Oui mais il faut une autorisation.
-Non le chef de l'immigration de l'aéroport m'a affirmé je pouvais y aller.
-Ok, demain nous allons à 7h au marché prendre de la monnaie chinoise ensuite on ira prendre ton autorisation à l'immigration et on file à Mong La (88,5km).
Et le Capitaine fredonne sur un air connu: Zen Zen Zen ...
Mong La se situe à l'Est de la Birmanie, ville sur le territoire Birman, frontière avec la Chine. On ne peut pas payer en monnaie birmane, la seule monnaie en vigueur est le Yuan. Le droit d'entrée de la ville se paie bien sûr en monnaie chinoise, 1 yuan = 162 kiats = 0.12 euro, il s'éleve à 37 yuan plus 5 pour la mobylette!
Nous voici enfin sur la route en direction de la ville frontière. Je suis étonné de la qualité du revêtement, c'est un grand axe routier donc il est soigné.
Il y a 3 cols à franchir, au moment du départ j'avais fait remarqué à mon jeune chauffeur que sa moby n'était pas la même que celle d'hier et qu'elle me parraissait en plus mauvais état. Il me rassure en précisant qu'elle était plus vieille mais meilleure que l'autre.
Après une heure de route nous attaquons la raide grimpette  du premier col. A la sortie d'un virage, il change de vitesse et accélère brusquement, un craquement sinistre se fait entendre, et la chaîne pend lamentablement sur le pignon de la roue arrière.

Nous rebroussons chemin en roue libre et on stoppe devant une maison. Le patron au gros ventre arrive avec un bidon qu'il utilise comme caisse à outils, "quels outils!!!" constatant la chaîne cassée il va s'asseoir et regarde sans bouger, il ne peut rien faire.
Une mobylette arrive, discussion avec mon chauffeur, je crois comprendre ( personne ne parle anglais ) qu'il va déposer son client et revient me chercher pour continuer la route.
Un tuk tuk arrive à son tour, le conducteur me parait très dégourdi, il vide le bidon à outils, et trouve deux maillons rouillés, il me les montre avec un large et rouge sourire qui bave le bétel. Nous allons être dépanné! J'explique, en étant très convaincant que je ne suis pas d'accord  pour continuer avec cette moby étant persuadé que la chaîne cassera à nouveau et rapidement. Mon chauffeur me fait comprendre qu'il faut attendre et no problem.
 
L'autre acolyte a déposé son client et rapplique, discussion avec mon conducteur, 4000 kiats change de main, le changement ne s'arrête pas la.
Chacun d'eux démonte la plaque minéralogique de sa mobylette.
 
Ok le Capitaine a compris, les gars vous étés les plus forts, je
vais continuer la route avec mon chauffeur sur la mobylette presque neuve du copain, qui porte l'immatriculation de la vieille carcasse à la chaîne cassée. Il était nécessaire d'effectuer ce changement de plaques car sur mon laissez passer les numéros de la moby était notés.
 
Entre Kyaing Tong et Mong La, quatre postes de police pour contrôler tout ce qui passe, ils fouillent les poches des pauvres birmans qui quittent la rizière pour retourner chez eux.
 
Nous voila arrivés dans cette ville sans charme, tout a été construit n'importe comment. Un musée intéressant montre que le Myanmar combat les trafiquants et surtout fabricants de drogue forte sur son territoire, belle poudre aux yeux. Chaque fois que j'ai abordé ce sujet, il en est comme pour la politique: muet comme des carpes, ou bien : ici il n'y a pas de champs de pavots, au Laos et en Thaïlande oui, là bas vous en trouverez ...
 
Il me semble vraiment être en chine, toutes les informations des magasins sont en chinois, la population parle chinois, birman heureusement et aussi thaï. Il n'y a que les éleves qui porte la tenue traditionnelle birmane blanche et verte.
 
      Apres avoir pris le repas et visité le marché (la société protectrice des animaux a du travail ici !).







         Je propose  de retourner en visitant les villages sur notre route. Heureusement que le chauffeur a de la mémoire, il faut aller faire viser l'autorisation à l'immigration. L'officier nous accueille en expliquant que nous devons revenir dans 2 heures (car pour les tampons et la signature, c'est long!) je fais comprendre qu'on attend ici car nous souhaitons partir le plus vite possible et je m'installe, avachi sur la chaise, devant son poste de télé pour qu'il comprenne bien que je ne bougerai pas. Le voila qui sort de sa poche un billet de 100 yuan et me le montre. Ce drôle de zigue pense que je vais lui offrir un barchis, il ne connaît pas le Capitaine. Je tends la main pour prendre son billet avec de grands salamalecs qui montraient que je le remerciais pour ce don. Mon chauffeur  retenait difficilement son rire. Etant suffisamment éloigné du bureau, il mis son pouce en l'air en bredouillant : "you number one." (toi numéro 1).
Ok avec le coup de la plaque minéralogique on est fort tous les deux!
 
Aucune anecdote pour le retour calme et paisible. J'admirais cette route qui se frayait un chemin au travers des montagnes.
 
De temps en temps une source et partout un végétation
luxuriante qui rappelle que l'on est ici aussi sous les tropiques.
 
Apres plusieurs jours dans cette jolie ville calme à l'Est de la Birmanie et de l'état ou province de Shan, je peux affirmer que le mot qui la qualifie le mieux est "slowly" traduisez : lentement. Un bon nombre d'habitants prononcent ce mot à mon encontre car ils jugent que je suis toujours pressé et que je me précipite trop.
 
 
Si pour respecter le proverbe je reviens une 3eme fois en Birmanie, je me rendrai à Kyaing Tong à coup sûr. Cette ville me plaît et les birmans sont formidables, débordants de gentillesse et de générosité.
 
 
Conclusion:
 
 La Vénérable Aung San Suu Kyi invite les étrangers à boycottés son pays tant que la junte le dirigera. Histoire de tarir les ressources du pouvoir, l’affaiblir ...
Je ne suis pas convaincu que la présence ou non de 600 000 touristes annuels dont environ 12 000 Français dans le pays renforcera ou affaiblira l a junte qui  tire ses profits des matières premières et échanges avec la chine. Total exploite des gisements de gaz et aide la Birmanie sur les plans scolaire et santé, l’état français grand défenseur de la démocratie… est bien timide et applique la même méthode que pour le Tibet : du verbiage inutile, du bla bla bla .
 Le Myanmar n’est pas un lieu de promenade pour Occidentaux en mal d’exotisme.  Les généraux avec à  la tête le senior général Than Shwe repoussent périodiquement les émissaires de l’Asean et des Nations unies, et ce pas plus tard que le mois dernier.
En février 2005 la junte annonce les mouvements d’administrations vers Pyinmana. Ceci est fait, la raison principale de ce mouvement est la position vulnérable de la capitale Yangon face a une attaque militaire extérieure.
 
Ayant survolé La région de Pyinmana, j'ai pu constater que tous les groupes d'immeubles (15 environ) qui doivent abriter ministères, administrations et résidences des généraux ... sont absolument identiques et distants de 2km environs les uns des autres.
 
Donc difficile de savoir qui est où!
 
Connaissant les birmans et le régime, sans une intervention extérieure du style Irak, Koweït ... le Myanmar restera verrouillé dans son immobilisme pour encore bien longtemps.
       




C'est lui !!!!!

Treck Cambodge Ratanakiri.






Le Ratanakiri se situe dans le Nord-Est montagneux du Cambodge. Il est frontalier du Vietnam à l’Est et du Laos au Nord.









 La jungle occupe la majeure partie de la région. Les Khmers vivant au Ratanakiri sont une minorité ethnique et se repartissent en 12 groupes. Dont les Kroeungs, Loeu, Tampuan, Jarai, Tampoun, Katcha Brou …
Banlung est la capitale de la Province.
        Le Ratanakiri fait partie de ces régions du monde qui sont uniques et encore vierges.
        Le tourisme commence à se développer.
        La ville de Banlung est assez petite mais possède quelques guests houses et hôtels.
Traditions et coutumes.
Auparavant, tous les villages étaient fortifiés de haies de bambous acérés, les entrées protégées par de longues portes couloir et les abords piégés de lancettes de bambou parfois empoisonnées.    



Actuellement les maisons sont construites avec un mélange de bois et de bambou, sur pilotis, la construction est solide et parfaitement adaptée à son environnement. Elles peuvent être orientées suivant un axe nord - sud.
        De taille variable mais de plan identique, elle se compose toujours d’une partie commune formant terrasse ou l’on reçoit les visiteurs et ou l’on cause à la veillée.
        Il y a généralement un foyer par ménage, chacun possédant ses ustensiles domestiques.
        On dort la tête à l’Est, là ou résident les esprits, c’est d’ailleurs le long de la paroi Est de la maison que sont entreposées les jarres d’alcool de riz qui constituent une des richesses de la famille.



Contrairement aux Cambodgiens de la plaine, particulièrement pudibonds et rétrogrades en matière de sexualité pré maritale (ont-ils raison ?), les montagnards de l’ethnie Kroeung ont la particularité d’avoir des mœurs très au goût du jour en ce qui concerne le passage de l’adolescence à l’âge adulte.
Lorsqu'une jeune fille est en âge de prendre époux, son père lui construit une petite maison en face de la demeure familiale.
Tout en continuant à vaquer aux taches quotidiennes de la maisonnée, la demoiselle est considérée comme une jeune adulte et libre de recevoir qui elle veut.
Evidemmnent le capitaine observe avec intérêt la petite maison !
Si seuls les Kroeungs construisent aussi des hautes maisons de célibataires hommes, notons que les Brou et certaines autres tribus ont les mêmes pratiques pré maritales que les Kroeungs.
La vue de petites maisons faisant face à la demeure familiale suffit pour identifier les coutumes du village.


Mais les peuplades d’origine môn-khmère vivant au Ratanakiri ont coutume d’édifier leur village selon un plan circulaire : 20 ou 30 cases faisant face à une maison commune placée au centre du village.
Les maisons de type môn-khmer sont certainement les plus jolies puisqu’elles sont ornées en leur fronton de motifs décoratifs géométriques faits de bambous tressés et propres à chaque tribu : lignes, quadrillées, chevrons, losanges... figurant alternativement la mâchoire du grillon, le bec du toucan, les feuilles du kapokier, les dents du buffle, etc.

A proximité des villages se trouve le point d’eau ou l’on se rend deux fois par jour.
Non loin également, le cimetière, où les morts font l’objet de fréquentes cérémonies visant à faciliter leur passage dans le monde des esprits.
Sacrifices, libations, dons de nourriture, le cimetière est aussi un lieu de vie ; c’est un endroit extrêmement important. Les tombeaux, très élaborés, sont ornés en leurs coins de statues censées représenter les parents du défunt.
Chaque tribu voit sa propre sensibilité sublimée dans l’art funéraire, la plus belle statuaire étant néanmoins le fait des Jaraï dont les "pleureurs" sont devenus célèbres.
Représentations animales variées, défenses d’éléphants, certaines œuvres évoquent l’art précolombien tandis que d’autres rappellent l’origine commune, les statues primitives des Dayaks de Bornéo.
Ces motifs se retrouvent également dans la vannerie des hottes, les tissages et les sculptures ornant les objets familiers.



Ballades autour de Banlung.
Trecks magnifiques dans la jungle.
Moment agréable autour du célèbre lac volcanique Yeak Laom.





Egalement a ne pas manquer les mines de pierres précieuses et les nombreuses cascades ou se baignent parfois de bien jolies naïades !




J'ai découvert ce coin perdu et magnifique du Cambodge en ayant la chance de vivre dans une famille.
Ceci m’a permis de découvrir un peu plus en profondeur la mentalité, notamment des Kroeungs chez qui je vivais.
Je me déplace avec Rha le chef de famille, jusqu’au marché pour changer un billet de 100$US, somme importante au Cambodge et très importante ici.
Il faut savoir qu’à Phnom Penh lorsque je paie avec un tel billet le commerçant le tourne et le retourne plusieurs fois et s’il y a un simple pli trop prononce, il le refuse.
Me voici sur le marché avec Rha, nous nous approchons du changeur de monnaie. Son bureau ! Une chaise et une caisse de bois avec un couvercle. Je lui tend mon billet et attend sa réaction.
Quelle surprise, il ne le regarde même pas et le met dans sa caisse en prélevant la monnaie en petite coupure.
Sur le chemin du retour j’explique à Rha mon étonnement et il me dit : « Tu étais avec moi donc un Kroeung, et un Kroeung ne connaît pas le mensonge donc il t’a fait confiance ».
Je n’ai pas dit ce que j’ai pensé tout bas : mais si un jour ici il y a autant de touristes qu’a Angkor, il serait souhaite qu’il achète une loupe !
Un sujet souvent évoqué par des touristes qui, à Phnom Penh ou ailleurs, sachant que je retourne du Ratanakiri, me demande : « c’est dangereux ? ».
Il ne faut pas se promener la nuit seul loin des villages. Voila la l’unique recommandation que je fais et j’applique cette règle de sécurité.
Je réponds aussi que sur les parkings d’autoroute en France il y a quelquefois des agressions ainsi qu’aux feux rouges dans certaines villes.
Rha et son épouse possède une maison à même le sol, il y a l’électricité et l’eau, tirée d’un puits. Sachant que la pompe avec moteur électrique avait des problemes, j’avais acheté à Phnom Penh un nouveau groupe motopompe. Nous l’avons installée ensemble.
Une surprise de taille !
Le voila qui démonte la pompe neuve et supprime le clapet qui maintien l’eau dans le tuyau à l’arrêt pour faciliter l’amorçage. Je lui dit qu’il y aura des difficultés pour amorcer, pas du tout me dit-il elle s’amorcera seule, tu verras.
Ensuite il supprime le ventilateur de refroidissement du moteur électrique et isole bien les câbles électriques. Il amarre le groupe à une corde (mot inconnu du Capitaine) et le descend dans le puits avec son câble électrique.
Je lui suggère de calculer la longueur de ladite « corde », oui me dit-il et il met un mètre de plus !!!
La pompe est dans l’eau, ok mais le moteur aussi !!!
Pas de problème ici elles tournent toutes comme ça.
Inutile de vous dire que pour prendre la douche, je touchais le tuyau avec une certaine appréhension.

Ce couple généreux et serviable, cousin éloigné d’Avy, ont un enfant adorable, une petite fille de 7 ans Tee Ween.
Elle ne va pas à l’école, je n’ai pas demandé pourquoi.
On lui fait réciter inlassablement le très long alphabet cambodgien et les chiffres de 0 a 100.
Je lui ai fait demander par le Papa si elle voulait venir avec moi pour quelques mois, elle a sauté de joie.
Donc il fallait organiser sa sortie du Cambodge.
Me voila à Phnom Penh avec Tee Ween.
Je vous passe les détails et problemes avec Avy et autres de la famille, argent, passeport …



Conclusion :
Tee Ween est sur le passeport de la sœur d’Avy.
A Kuala Lumpur j’ai acheté 2 ou 3 kg de bijoux de pacotille pour Avy qui est retournée à Phnom Penh pour les vendre, et faire du bénéfice, en fait le bénéfice est important pour elle car il est égal au prix d’achat plus le bénéfice effectivement réalisé, belle affaire, sauf pour moi, mais compte tenu du prix des 3kg de bijoux …No problem et tout le monde est content.
Nous voici donc sur Equinoxe ; la sister d'Avy, Chenda, le Capitaine et une fifille Kroeung Tee Ween qui append l’anglais et le français.
Je comprends les questions possibles au sujet de la sister. Malheureusement elle ne fait que la lessive, la cuisine et la vaisselle.
C’est ma belle soeur, point.
Nous Partons sur l’île de Tioman dans une semaine, Tee Ween découvrira les coraux !



 Tee Ween dans la marina Sebana en Malaisie
Et le capitaine est heureux ! Salut à tous.

Birmanie 1er voyage.

BIRMANIE OU MYANMAR ?




J’ai lu et entendu maintes fois que le Myanmar est considéré comme le plus beau voyage d'Asie…
 Et la gentillesse des habitants est inégalée. 


Il est écrit que l’exception confirme la règle, ce commentaire sera certainement l’exception.

Je laisse Equinoxe le samedi 12 mars 2006 à 9h, et avec un petit sac qui ne contient que le nécessaire, je vole de Singapour à Bangkok et Udon Thani (nord Thaïlande) et bus jusqu'au Laos.
            Le soir du même jour, à 20h je suis dans mon hôtel habituel à Vientiane.

Le Capitaine est compliqué ? Pourquoi aller au Laos pour rejoindre le Myanmar ?

Pour le Myanmar il faut un visa ! Je n’avais nulle envie de rester bloqué entre 3 et 5 jours à Singapour ou Bangkok pour obtenir cet incontournable document. Par contre le Laos me seyait parfaitement. Vous vous en souvenez, j’aime beaucoup ce pays et peut être que du même coup je dis bonjour à une copine, bref, le consulat m’annonce 4 jours, je retourne 2 jours après et le responsable me dit : « il est prêt ! ».

Avion sur Bangkok et me voici à 19h dans un hôtel de Yangon.

Pas de guide Routard ou Lonely planet, malgré tout je trouve le White House qui compense le manque de confort des chambres par un somptueux déjeuner buffet le matin avec un jus de fruit épais comme du yaourt.

Dans cette chambre sobre, très sobre mais propre, je vis mes premières heures au Myanmar en pestant déjà contre le gouvernement.
Dans le hall arrivée de l’aéroport je remarque un bureau de change, bien sûr dans ces lieux le taux de change n’est pas intéressant mais j’aime bien avoir rapidement de la monnaie du pays. Je demande au préposé de me changer 100$, ah non me dit il, change que 50, en ville c’est beaucoup mieux. Dés mon arrivée en ville je compare les taux, catastrophe, une arnaque de première, les jurons étaient en bonne voie … Je contrôle mes impulsions : ne pas commencer de cette façon et de plus le domestique du gouvernement a été correct en ne changeant que 50$.

Nous verrons plus loin que je n’ai pas toujours contrôlé et aujourd’hui je suis sûr que je ne suis pas passé loin de la prison.

            Le Myanmar :

1044 : Fondation du premier empire birman par le roi Anawratha, à Pagan (Haute Birmanie).
1824-1885 : guerres anglo-birmanes qui débouchent sur l’annexion de la Haute Birmanie par Londres qui en fait une colonie de l’inde. Durant la seconde guerre mondiale, le pays fut occupé par les troupes japonaises puis libéré.
Lee 4 Janvier 1948 le pays devient indépendant et quitte le Commonwealth, le premier ministre étant U Nu qui instaure une démocratie parlementaire (1948-1958).
En 1962 le général Ne Win fait un coup d’etat militaire, et règne durant plus de vingt-six ans, introduisant des réformes marxisites à marche forcée.
En 1988, l'armée réprima violemment un mouvement de protestation contre la situation économique et politique : le 8 août 1988, les militaires ouvrirent le feu sur la foule qui protestait, ce jour fut alors commémoré comme "the 8888 uprising". Néanmoins, la conséquence indirecte de ce mouvement fut qu'il permis la tenue des élections.
En 1990 des élections libres eurent lieu, mais annulées par la dictature militaire désavouée par les résultats.
L'un des personnages majeurs du pays au XXe siècle se nomme le général Aung San, ancien étudiant activiste dont la fille Aung San Suu Kyi, fut prix Nobelde la paix en 1991, pour son combat pour la paix et la liberté en Birmanie. Un troisième personnage est connu internationalement, il s'agit de U Thant représentant permanent de la Birmanie auprès de l’ONU avec le rang d'ambassadeur (1957-1961) puis secrétaire général de l’ONU 1962-1966 et 1966-1971.
Le 7 Novembre 2007 la capitale est transférée de Yangon à Pyinmana.
La Birmanie est le plus grand pays de l’Asie du Sud-Est. Elle regroupe, en sus de la majorité birmane de souche, plusieurs minorités ethniques avec leur langue et leur culture propres. Sept "races nationales" sont reconnues par le gouvernement : Sha Mon, Karen, Keranni, Chin, Kachin, Rakhine, (Arakan). L’hétérogénéité de cette population est à l’origine des nombreux problèmes intercommunautaires qu’a connus le pays. Il est à noter que dans l’Est de la Thaïlande à Mea Hon Song une tribu Karen s’est réfugiée, elle est tout juste tolérée, n’ayant pas le droit de planter ou semer sur le sol Thaï. (Il y a déjà quelques années j’ai vécu quelques jours dans cette tribu. Les femmes ne sont pas très gentiment qualifiées de femmes girafes en raison des anneaux qu’elles portent au cou…)
Selon l’UNICEF seulement 27% des enfants du primaire terminent leur scolarité.
La Birmanie est membre de l'ASEAN (Association des nations du Sud-est asiatique) et devrait en prendre la présidence courrant 2006.
Régime autoritaire, l'État du Myanmar est régi par la loi martiale depuis 1962 et dirigé à nouveau par une Dictature militaire depuis le coup d'État de septembre 1988. Le travail forcé est une pratique courante. Les organisations internationales des droits de l'homme classent la Birmanie parmi les mauvais élèves en matière de libertés publiques : la liberté de la presse et les droits de l'homme ne sont pas respectés, le pouvoir judiciaire n'est pas indépendant de l'exécutif et les partis d'opposition ne sont pas tolérés. L'armée, forte de 40 000 hommes, n'a pas d'ennemi extérieur. Son rôle unique est de contrôler la population.
Voici la devise nationale.

 Le bonheur se trouve dans une vie harmonieusement disciplinée.

Avez vous compris ?

Salut! Oh, mon premier matin au Myanmar, comme à mon habitude, très tôt je suis en ville à la recherche d’un marché. Les rues s’animent. Qui ouvre son commerce ou s’installe directement sur le trottoir. Je remarque un barbu à l’allure intégriste, qui badigeonne des feuilles d’un liquide blanc et dépose différentes graines avant de rouler la feuille. Ok compris c’est le fameux bètel qui fait cracher rouge. Ici tout le monde, femme et jeune fille mâche cette mixture. Il me propose d’essayer, ok mais pas le liquide blanc (c’est parait-il de la chaux).

A Yangon pas de mobylette, cette ville me plait et au cours du voyage j’ai toujours éprouvé du plaisir à la retrouver. Plusieurs ethnies et communautés religieuses cohabitent sans problème. Un soir je remarque, proche de la mosquée de mon quartier que, hommes, enfants, femmes sont vêtues de noir et tous entre dans la salle de prière. J’interroge un ancien, qui se demande ce que je fais ici, il est heureux de me renseigner et me précise que c’est une fête musulmane mais chiite et pas sunnite.

Bien sûr je suis allé admirer la Pagode Shwedagon, une merveille. A l’entrée un commissaire du gouvernement me demande 10$ !?! Quoi 10$ pour engraisser ces enfoirés, pas question, j’ai un bon téléobjectif je photographierai de loin. Le Capitaine ne savait pas encore qu’il fallait (si le commissaire du Gouv était seul) proposer 3 $ sans prendre le ticket.
Mais je tourne autour de la Pagode, je monte une rue et me voilà sur l’esplanade magnifique, et en avant les photos, un moine vient me parler… Apres une heure de visite sur ce site à ne pas manquer, une jeune fille vient me voir et affirme que je n’ai pas payé, le service de renseignement est au top. Elle me conduit à la caisse et j’affirme à mon tour que par sécurité j’ai laissé l’argent à l’hôtel, elle m’a donc conduit vers la sortie ! Dans la rue j’étais satisfait par rapport au gouvernement, avec le coup de l’aéroport, 1 à 1. Vous verrez par la suite, j’ai gagné ! Oh pas de beaucoup 3 à 2.

Me voici dans l’avion français ATR 72 qui me conduit à Mandalay. Les routes étant en beaucoup plus mauvais état qu’au Laos, j’ai choisi ce moyen de transport.

La ville du Roi Mindon au XIX est incontestablement le foyer culturel du pays. On se déplace en trishaw, il fait bon vivre, le marché de nuit un peu tristounet mais au moins authentique et pas touristique. Trois villages intéressants autour de Mandalay, accessibles en tuk tuk : Sagain, Amarapura (Amapura) et Ava.

Artisanat : une pure merveille, on trouve les plus fins kalaga et la pierre brute est magnifiquement ciselée, les statuts sont majestueuses. Je suis comblé, depuis longtemps je cherche une statue de Bouddha avec la main droite tourner vers l’extérieur (vers l’avant), ceci se nomme : Bouddha prenant la terre à témoin. Elle est enfin devant moi.
Elle doit peser une tonne ! Ok je me contenterai de l’avoir vu !





Un soir à Yangon en discutant avec un Grand Père, de tout sauf de politique, sujet interdit ! Savez vous que les rassemblements de plus de 7 personnes ne sont pas tolères, bref il me dit d’aller faire un tour dans un village du nom de Pyin-Oo-Lwin.

De bon matin je prends un taxi, chauffeur et quatre personnes, les trois autres occupants n’ont pas desserré les dents de tout le trajet, comme on dit chez nous : ni bonjour, ni merde ! Ce qui permet de dire que même si l’exception confirme la règle, j’ajoute qu’il ne faut pas croire qu’ils sont plus sympathiques qu’au Laos.

L’intérêt n’est pas seulement la ville, la route est belle car elle surplombe la vallée de Mandalay (ça rime, comme dirait ma petite fille), cette ville est située sur un plateau.






67km et dépaysement complet. En quelle époque somme nous, ou sommes nous ? Des diligences baroques aux couleurs bariolées, de splendides demeures coloniales et un marché extraordinaire.
     
Quelle belle journée !
Si j’avais couché dans cette petite ville, je n’aurai pas manqué de remarquer, ce qui n’est pas un secret pour les habitants, que se trouvant sur l’axe routier de Lashio à la frontière chinoise de Yunnan, la nuit le trafic des camions est énorme et trafic est le bon mot.

Au revoir Mandalay et les environs et en route pour Bagan.

En arrivant, je ne connais pas l’organisation gouvernementale ou mieux la combine du gouvernement.

Je pénètre dans le hall arrivée du petit aéroport. Un je ne sais quoi en tenue bleue marine me conduit à une table et m’informe qu’il faut payer ici 10$. Pourquoi ? Pas de réponse, c’est comme ça. Je refuse et demande des explications, un deuxième zigue rapplique, plus instruit sur la chose que le précédant et tente de me faire comprendre que le ticket pour visiter doit s’acheter ici.
Je ne viens pas pour visiter !!! Et le ton surtout celui du Capitaine monte, monte, et je lui envoie non pas 10$ mais 10 billets de 10000kiats en pleine figure (je ne blague pas), le ventilateur disperse les billets dans la salle, les 2 zèbres courent dans tous les sens pour les rattraper. Sir, 100 000kiats pour 10$ ça va pas, ici le change est à 10300kiat pour 1$, je refuse encore.
La caissière ferme le tiroir, un des 2 zèbres m’explique que je dois reprendre l’avion qui est déjà reparti, et la police commence à me regarder d’un drôle d’œil. Un rapide tour d’horizon m’indique que je suis le seul farang dans les lieux. Considérant que le plus mauvais hôtel doit être nettement supérieur aux luxueuses prisons birmanes, je reprends sans délicatesse mes kyats et refile rapidement 10$. Le gouvernement a marqué sont deuxième et dernier point.

J’ai appris que quel que soit le moyen de transport, un zigue du Gouv est là pour faire acquitter la taxe. L’organisation est telle qu’en arrivant à l’hôtel, avant de me demander le passeport on m’a demander le ticket correspondant au 10$.

Bien sûr pourrez-vous me dire si cela ne te plait pas… Je peux aller visiter le Père Lachaise c’est gratos.
Mais à qui profite cet argent extorqué ? Alors que les universités sont fermées et que le peuple est opprimé et souffre. Ne comparons pas le ticket pour visiter le Louvre et ce système mis en place par des dictateurs.

Je commence vraiment à suffoquer.

Pas de communications téléphoniques possibles (ou prix exorbitant), les sites internets, tous verrouilles, très difficiles par des combines informatiques d’envoyer un messages à la famille. Un jeune a réussi à ouvrir Yahoo en passant par le site www.wintergreens. Com miracle !
            Pas possible de retirer de l’argent avec passeport et carte de crédit.
            Partout, jour est nuit des coupures d’électricité, et hôtels et autres enclenchent les générateurs. De bonnes sources, il y aurait suffisamment de puissance dans le pays mais selon la devise …

On peut me dire : si ça ne te plait pas va ailleurs. NON, le pays m’intéresse et les birmans aussi et c’est avec nous qu’ils pourront évoluer (peut être ! en fonction aussi du comportement des touristes), si on s’applique à payer, de telle sorte que ce soit le peuple birman qui en profite.

Bagan: Magnifique !

Je loue une bicyclette et me voilà dans les chemins pédalant d’un temple à l’autre.

Située au bord de l’Ayeyarwaddy, le coucher de soleil est un moment magique.






Bagan est le bijou de la Birmanie, ce sanctuaire de plus de 2000 pagodes et temples est un joyau du Bouddhisme. Je ne me lasse pas d’errer parmi les temples.

        

Ce sont des constructions caractéristiques de Bagan, elles sont en général de 2 styles, soit une simple chapelle à une entrée, soit plus complexe à 4 entrées. L’architecture est remarquable par la perfection des voûtes et la décoration.

Le moment fort du voyage à coup sûr.

Je vais encore être désagréable.

J’ai pris l’habitude le soir après la journée de bicyclette d’aller boire une bière dans un restaurant birman (comprenons pas créé pour les touristes), et aussi plus tard d'y prendre mon repas, cuisine excellente.
            Me voici à ma dernière soirée, au moment de payer la patronne me dit : « aujourd’hui la bière a augmentée »
            Ah, répondis je, mais alors entre 17h et 19h30, car à 17h j’ai payé le même prix qu’hier. Elle ne savait plus très bien pourquoi je n’acceptais pas sans discuter de refiler ½ $ de plus.

Je la regardais en souriant et je déballais : non je paie le prix stop, espèce de disciple du Gouv, commerçant qui joue à l’arnaque, jeune parvenu, tu n’auras pas un kyat de plus je le donnerai à ceux qui ont besoin … Le ton recommençait à monter.

Comprenez mes réactions, bien sûr je ne mégotte pas sur ½ dollars mais les commerçants se considèrent comme des nouveaux riches, des parvenus et deviennent des partisans du gouvernement. Nombreuses shop affichent « magasin recommandé par le gouvernement ».
Certains voyant la caisse se remplir, veulent augmenter la vitesse de remplissage ! (J’ai vu des touristes laisser un pourboire de la valeur de la bière, que pense le commerçant ?).

Le peuple ne représente des lors qu’une minorité, il a contre lui le Gouv, la police, l’armée et les commerçants qui se prennent pour des riches évolués, quelle destinée, quel avenir !

L’avion atterrit à HeHo, 1 heure de taxi et je suis au lac Inlé.
Le lendemain je loue une pirogue, le jeune pilote m’informe que l’on doit passer devant la cabane du Gouv pour payer la taxe de 10$ pour aller dans le lac. Débrouille-toi petit, 5$ pour toi si tu transformes la pirogue en sous marin, nous avons circulé dans un fossé à 100m derrière la cabane. Je ne sais qui était le plus heureux du gamin qui empochait 5$ (il gagne 0.1$ par jour) ou du Capitaine qui venait d’égaliser à 2 partout.

Le lac est une dépression dans la vallée, il est peut profond, de 1,5m à 6m à la saison des pluies.

Nous avons visité tous les villages correspondants à différentes ethnies. Les jardins flottants sont remarquables. Les principaux habitants sont les Intha, ils sont connus surtout pour leur façon de pagayer avec la jambe.





La bicyclette me permet de découvrir la ville de Nyaungshwe au bord du lac, j’ai repéré un quartier très pauvre, un aller retour à l’hôtel et les enfants me voient arriver pour la deuxième fois en 1 heure et avec des sacs. Ils ont vite compris, j’ai choisi de distribuer ici les poupées et jeux que j’avais pris soin de récupérer en France dans le local à jouets de ma petite fille.
Impression incroyable, la fillette regarde la poupée, la tourne dans tous les sens, elle n’en avait peut être jamais vu.


Retour sur Yangon , ouf, enfin chez moi !

En entrant dans le White lodge, je regarde le panier à courrier, lors de mon précèdent départ, j’avais laissé des lettres à poster, il m’avait affirmé qu’elles partaient dans la journée et elles étaient toujours là. Elles partent aujourd’hui sûr, sûr. me dit il.
Le Capitaine ne dit mot récupère les lettres et tant pis pour le breakfast, je change de crémerie.
Me voici à l’Okynawa hôtel, 10$ la nuit si je suis seul et avec climatisation.
Ok je prends. J’informe la patronne, la clim ne fonctionne pas. En ce moment pas d’électricité et vous savez les clients n’aiment pas le générateur car il fait de bruit.
AhhhhHHHH ça va pas commencer ! Ce n’est pas pour le bruit mais pour économiser le gazole. Si pas générateur moi ne payer que 5$ ou je téléphone au DICTATEURRRR!!!
J’ai dormi à la fraîcheur.

Le lendemain route sur Bago en bus local. Cette ville possède le plus grand Bouddha couché de Birmanie et peut être d’Asie, 16m de haut et 55m de long. Il est représenté les yeux ouverts, ce qui est rare, vous savez certainement à quoi correspond cette position.




Pour m’y rendre je loue les services d’un jeune motocycliste. Pour la taxe ? No problem me dit il j’ai un ticket qui a déjà servi 2 fois, ça ira.


          Ca y est, 3 à 2, je gagne !

Le lendemain je poursuis toujours en bus local jusqu'à Kyaikhtiyo. C’est ici qu’il y a le fameux Rocher d’Or, haut lieu du Bouddhisme Birman. Les origines du site sont diversement racontées, pour certain le sanctuaire aurait été construit du vivant de Bouddha sur l’un de ses cheveux.

Deux hôtels aussi minables l’un que l’autre et les moines qui se relaient toute la nuit pour chanter avec une sono à la Johnny Hallyday. Quel pèlerinage !

Retour sur Yangon, aéroport et Laos via Bankok pour une semaine de remise en condition normale, ouf !

Conclusions :
Je vais être bref et vous allez comprendre.
Tenant compte de ce que vous avez lu et de ce que le Capitaine a enduré:

J’ai décidé de partir le 20 Mai pour 3 à 4 semaines en :

BIRMANIE !

Je retourne et ne pouvant pas aller en France dévaliser le local à jouets d’Océane, j’achèterai en
    Malaisie chez un grossiste à Kuala Lumpur.
Je retourne pour aller dans l’Est et dans l’extrême nord, Kentung et Puta-O.
Je retourne pour crier à ce peuple, bon, généreux et digne, qu’ils ne sont pas seul au monde.